
Cette publication détaille et analyse la décision rendue à l’égard de M. Jean‑Paul Salfranc et de la société In Extenso Centre‑Est, publiée par H2A France. Elle met en perspective les obligations professionnelles et de conformité applicables, les manquements retenus par l’autorité décisionnaire, ainsi que les conséquences opérationnelles pour les fonctions conformité, contrôle interne et audit. L’objectif est de fournir aux compliance officers francophones expérimentés un décryptage utile, actionnable et conforme aux meilleures pratiques, afin d’alimenter leurs dispositifs et leurs contrôles de deuxième et troisième lignes.
L’affaire met en lumière les attentes d’une autorité de contrôle à l’égard d’un professionnel et d’une entité régionale opérant au sein d’un groupe de services professionnels. Les obligations considérées recouvrent classiquement : (i) la gouvernance et l’assignation claire des responsabilités, (ii) la maîtrise des risques opérationnels et de non‑conformité, (iii) la formalisation et la preuve de conformité (politiques, procédures, contrôles, traçabilité), et (iv) l’information claire et loyale des clients et parties prenantes. La décision rappelle l’exigence de robustesse documentaire et la nécessité d’une supervision effective, proportionnée au modèle d’affaires local.
Bien que chaque décision soit spécifique à ses faits, les autorités retiennent fréquemment des manquements relatifs à : (1) l’insuffisance de contrôle interne et de supervision hiérarchique, (2) l’absence ou l’incomplétude de procédures écrites, (3) le défaut de formation et de sensibilisation, (4) des insuffisances de documentation probante, (5) des écarts dans les informations communiquées. La décision visant M. Jean‑Paul Salfranc et In Extenso Centre‑Est s’inscrit, par ses enseignements, dans ces catégories d’exigences, en rappelant la centralité de la gouvernance de la conformité et du dispositif de contrôle permanent.
Les équipes Compliance et Risk doivent tirer trois conséquences : d’abord, aligner la cartographie des risques avec les activités locales (Centre‑Est) et les particularités métiers ; ensuite, renforcer la démonstration d’effectivité (plans de contrôle, preuves, suivis, escalades) ; enfin, faire vivre les instances de gouvernance (revues périodiques, reportings, tableaux de bord, KPI et KRI pertinents). L’audit interne doit tester l’aboutissement des remédiations, l’échantillonnage des dossiers sensibles et l’efficacité des contrôles de 2e ligne.
Parmi les leviers concrets : (i) clarification des rôles et responsabilités (RACI), (ii) procédures locales adaptées et mises à jour, (iii) contrôles de conformité basés sur les risques avec seuils d’alerte, (iv) formation ciblée par population, (v) registres de conformité et piste d’audit robuste, (vi) mécanismes d’alerte et de remédiation avec délais et responsables désignés.
Cette décision rappelle l’impératif d’une conformité démontrable, locale et maîtrisée. Les compliance officers doivent en tirer des actions rapides et mesurables pour sécuriser leur dispositif et renforcer la culture de conformité.

Inscrivez-vous et accèdez à l’ensemble de l’actualité GRACES.Community.